Le bio local, saison après saison
Chez Canadawide, la haute saison locale rime avec effervescence, et personne ne le sait mieux que Carole Giroux, acheteuse-représentante des ventes dans le département bio. Nous nous sommes assis avec elle pour parler de son parcours, des défis de l'approvisionnement bio et de l'engouement grandissant pour les produits locaux certifiés biologiques.
Un parcours inattendu vers le bio
Carole ne vient pas du milieu de l'alimentation. «
Je viens du vêtement, avec une spécialisation dans ce domaine », raconte-t-elle. C'est la curiosité qui l'a menée vers l'alimentation, puis un concours de circonstances qui l'a orientée vers le bio. «
Je voulais m'orienter dans un domaine où je savais que j'allais faire une différence dans la vie, dans l'environnement, dans le bien-être, autant sur le plan environnemental qu'humain, au niveau de la santé », explique-t-elle. Cinq ans plus tard, elle ne regrette rien.

La haute saison : excitation et gestion serrée
La saison locale bio transforme complètement le quotidien de Carole. «
C'est la saison où je suis le plus occupée », dit-elle. Entre la gestion des inventaires et l'arrivée successive des nouveautés, asperges, fraises, fleur d'ail, et bientôt les framboises bio, chaque semaine apporte son lot de surprises. «
Ça nous rend tout le temps excités, autant pour moi que pour mes consommateurs. »
Approvisionner du bio local : un défi de tous les instants
Le marché biologique reste beaucoup plus restreint que le conventionnel. Carole souligne l'importance des certifications : « Il faut que les fournisseurs se souscrivent pour avoir leurs certifications. Il y a beaucoup de personnes qui prétendent les avoir, mais qui ne sont pas en règle. Pour nous, c'est vraiment important. » L'absence de pesticides entraîne aussi davantage de pertes en culture biologique, parfois autour de 30 %, ce qui complique encore la disponibilité des volumes.

Son conseil : miser sur la saisonnalité
Pour profiter pleinement du bio local, Carole a un conseil simple : acheter en saison. « Le fruit et le légume atteignent leur pleine maturité. On les mange beaucoup plus frais, beaucoup plus sucrés. » Elle illustre avec l'exemple des fraises : commandées le matin, elles peuvent être cueillies et livrées le jour même, un contraste frappant avec les 5 à 7 jours de transport pour un produit importé.
Son coup de cœur
Sans surprise, les fraises locales remportent la palme cette saison, suivies de près par les framboises bio, dont Carole attend l'arrivée avec impatience.






